Comment se forme le prix d’un véhicule d’occasion, et ce que l’écart affiché sur nos fiches veut dire.
Chaque fiche indique l’écart entre le prix demandé et la cote du modèle, dans sa motorisation, son année et sa tranche de kilométrage. Un écart négatif signale un prix inférieur au marché, un écart positif un prix supérieur.
Cet indicateur n’est pas un jugement. Un véhicule 8 % au-dessus de sa cote peut être le mieux entretenu de sa catégorie ; un véhicule 20 % en dessous cache souvent quelque chose. L’écart sert à ouvrir la conversation, pas à la clore.
| Facteur | Effet |
|---|---|
| Âge | La perte est la plus forte les trois premières années, puis s’aplatit. |
| Kilométrage | Les seuils psychologiques — 100 000, 150 000 km — pèsent plus que les kilomètres eux-mêmes. |
| Motorisation | Les diesels de faible cylindrée souffrent des restrictions urbaines ; les hybrides et électriques récents tiennent mieux. |
| Historique | Un carnet complet et des factures valent quelques centaines d’euros. |
| Nombre de mains | Un premier propriétaire rassure et se paie. |
| Couleur et finition | Les teintes neutres se revendent plus vite ; une finition haute compte peu après huit ans. |
| Saison et région | Les cabriolets au printemps, les 4×4 à l’automne, et les prix varient d’une région à l’autre. |
Parce que la fiche technique ne dit presque rien de l’état réel. Un embrayage, une distribution, un train de pneus et un jeu de plaquettes représentent facilement 1 500 € sur une citadine : c’est exactement l’ordre de grandeur de l’écart observé. Demandez toujours ce qui a été fait, et quand.
Vendeur : partez de la cote, ajustez à la hausse si vous avez l’historique pour le justifier, et dites-le dans l’annonce. Acheteur : comparez à kilométrage et année équivalents, puis chiffrez ce qui reste à faire. C’est le total qui compte, pas le prix affiché.